Ecrit Par enag / 13 Octobre 2020


PUBLICATION DE QUATRE NOUVEAUTÉS AUX ÉDITIONS ENAG

Vulgariser le jargon médical auprès du grand public

 
© D. R.
 

 
 


L’actualité livresque vient de s’enrichir  d’un éventail d’ouvrages médicaux publiés aux éditions de l’Entreprise des arts graphiques (Enag) au titre de l’exercice 2020.

Au nombre de trois ouvrages catégorisés dans la spécialité neurochirurgie et d’un  livre  dans  la  branche neurologie, ces  “Atlas”  se  veulent  des  outils pédagogiques  pour  les  étudiants  en  médecine  mais  aussi un instrument pour la vulgarisation auprès du grand public.

En effet, trois ouvrages sont signés par la neurochirurgienne Bekralas Houria sous la direction du  professeur  Mohamed Djenas, qui  exerçait en qualité de chef du service de neurochirurgie à l’hôpital Mustapha-Pacha.

Pour  le  premier  livre,  il  s’agit  de  l’Hydrocéphalie  :  “L’hydrocéphalie  correspond   à  l’accumulation  de  quantités  excessives  de  liquide céphalorachidien, ce qui provoque une dilatation des ventricules cérébraux et/ou une augmentation de la pression intracrânienne”, est-il expliqué dans la préface.

S’ensuit le livre inhérent à L’Hémorragie  méningée : “L’hémorragie méningée correspond à l’irruption de sang dans les espaces sous arachnoïdiens, le plus souvent après une rupture d’anévrisme”, est-il mentionné en introduction.

Illustré d’imageries cérébrales et  d’IRM, l’illustration est suivie de légendes mais  aussi  de  pronostics  de  ce  membre  fondateur  de  “Réunion  de concertation pluridisciplinaire” (RCP) de neuro-oncologie adulte au Centre hospitalier universitaire Mustapha-Pacha.

Le troisième  numéro  intitulé   Les  Métastases  cérébrales  renseigne  sur les métastases cérébrales qui “sont très fréquentes” chez les malades atteints de cancer. 

S’agissant  du  “traitement  neurochirurgical”, les  professeurs  Leklou  Hakim, Djelaoui Mohamed et Morsli Abdelhalim apportent la médication qu’il faut pour les épilepsies partielles pharmaco-résistantes : “La décision chirurgicale est adoptée  ou  récusée  après  discussions   multidisciplinaires  où  le  rapport bénéfices-risques  est  soigneusement  pesé”, lit-on  dans   l’introduction dite “historique”. Et à la lecture de ces ouvrages scientifiques, le lecteur en sait un peu plus sur le jargon médical, dont lésion, métastase, biopsie… 

Autant d’énoncés qui n’indiquent  quelquefois  rien de concret ou de palpable, mais qui peuvent être “source d’angoisse inutile”, note une étude parue dans British Dental Journal (The BDJ)  du  7  janvier  2018,  qui  préconise : “Les médecins doivent adapter leur vocabulaire et délaisser le jargon médical car il brouille la communication avec les patients.” 
 

LOUHAL Nourreddine

 

 

Source : https://www.liberte-algerie.com/culture/vulgariser-le-jargon-medical-aupres-du-grand-public-341524

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